Elle est partie celle qui fut, je pense, de tous les combats. Il était rare de ne pas la rencontrer lors de grands événements avec son franc parler mais le cœur sur la main. Nacima Chabani d’El Watan parle d'une pionnière de la presse algérienne qui s’en va, nous dirons pour notre part, une pionnère de la presse libre algérienne est partie mais elle restera toujours présente dans nos esprits ; Au revoir Mina………
Décès de notre consœur Yamina Zerrouk
Une pionnière de la presse algérienne s’en va
Mina, comme aimaient l’appeler ses amis, était un visage familier de la radio algérienne et de la maison de la presse Tahar Djaout d’Alger.
Généreuse, affable et souriante, Mina – qui avait une prédilection pour la couleur mauve – se montrait toujours disponible pour prodiguer ses précieux conseils en matière de liberté de la presse et pour la cause des femmes algériennes. La plupart de ses amis avaient du mal hier à accepter sa mort et à parler d’elle au passé. Les yeux larmoyants et la voix nouée par la douleur, son amie et associée Nefissa Lahrache avait du mal à évoquer la défunte. « Mina était une battante. Pas plus tard qu’il y a trois jours, je l’ai eu au téléphone. Nous avons pu discuter, mais je sentais qu’elle était fatiguée. Elle avait un esprit d’équipe formidable. Nous avons créé Ounoutha ensemble. Sa disparition est une grosse perte pour l’Algérie. Elle laisse derrière elle des souvenirs et des images denses. Grâce à ses compétences, elle a su surmonter les défis et surtout s’imposer », confie-t-elle. Pour Kader Boukennat, ancien animateur à
Licenciée en sciences journalistiques et d’information à Alger en 1976, Mina est également détentrice d’un magistère en relations internationales. Elle intègre la radio d’expression française
Elle était également coordinatrice de projet en matière de développement de la communication au sein de l’association Femmes en communication. La défunte s’est distinguée en participant activement dans de nombreuses rencontres sur les droits des femmes en Algérie et à l’étranger dont la conférence internationale de Beijing de 1995. Elle a aussi participé à des séminaires concernant les médias et rédigé un état des lieux de la presse écrite algérienne durant la décennie 1990. Dernière activité dans ce domaine : membre de l’atelier Femme des médias lors de la conférence sur le rôle et la place des médias dans la société mondiale de l’information (conférence préparatoire au prochain sommet sur
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