Dans l’indifférence générale, Catherine mène son combat, jusqu’ou arrivera t’elle à tenir dans sa grève de la faim ?
Attitude de désespoir ? Elle s’en défend ne pouvant faire venir celui qu’elle aime, elle a opté pour la solution qu’elle pense être la meilleure : se laisser dépérir……
Plus aucune perspective dans l’avenir, donc comme elle le dit il est inutile de le vivre.
Ces maudites frontières érigées à la face des peuples et pourtant lorsqu’il s’agit de la finance ou du commerce on fanfaronne les bienfaits de la mondialisation.
En rédigeant ces quelques mots, il me vient à l’esprit un poème inédit de la poétesse Soumya Benkelma « Partir » dont nous vous livrons un extrait auquel nous donnons une interprétation
Pour l’adapter à la situation de Catherine (que Soumya nous en excuse) :
La première partie s’adresse à Salim qui ne vit plus qu’avec l’espoir de la rejoindre
« Partit et rien que partir
Partir et pour toujours
Ne plus revenir
Ne plus attendre
Voir du bleu et du blanc
Du rouge et du merveilleux »
La seconde partie est dite par Catherine :
«Aller à la rencontre du néant
Sans le savoir sans le vouloir
M’y enfoncer toute entière
Les yeux fermés
Me voir me sentir
Mourir, mourir
Sentir d’instant en instant
Se détacher de tout moi
Tout ce que j’ai mal aimé
Tout ce que j’ai haï
Me voir morte sous une tombe blanche »




