Notre amie et membre de notre association Assia DUBOIS expose à Mimizan du 09 au 22 juillet 2007 avec un collectif d’artistes peintres, invitation à visiter

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Commentaire n° 1 posté par: Gozzi le 28/07/2007 - 18:34:32
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Albert, un Breton du terroir, un fils de paysan, né en 1934 (73 ans), parle
de sa jeunesse jusqu'à l'âge de 23 ans où il acheva son service militaire
obligatoire en Petite Kabylie. En 1956 et 1957, cet homme bon et sensible
participa contre son gré à la guerre dite de « pacification et de maintien
de l'ordre », un épisode atroce qui cache bien son nom. Il est revenu dans
sa belle province, la Bretagne, traumatisé par l'expérience vécue en
Algérie, comme la plupart de ses camarades de régiment.
Il témoigne et nous raconte ce qu'il a vécu : la dure vie dans le bled, les
marches forcées sur les djebels, les ratissages du terrain, les contrôles
des villages qui ont pour noms : Béni-Ourtilane, El-Maïn, Bouhamza, Freha,
Djahnit, Ouled Sidi Idir, les combats, les traquenards et les atrocités
perpétrées par l'un et l'autre camp. Mais aussi, cet homme pacifique, soumis
aux ordres de ses supérieurs et contraint d'obéir, réprouvait dès le départ
une guerre qu'il juge perdue d'avance - on ne lutte pas contre un peuple qui
combat pour la liberté et aspire se libérer du joug de la colonisation-, et
il ne cache pas sa sympathie pour les population kabyles victimes de la
guerre. A ces « pauvres parmi les pauvres », les soldats français, qui
avaient souvent faim et soif, prenaient encore leurs maigres réserves de
nourriture, et augmentaient leur dénuement. Pendant qu'il « crapahutait »
dans les djebels, et qu'il assistait, contre son gré, à des scènes pénibles,
Albert fit la promesse de témoigner. Quarante huit années après son retour d'Algérie,
il témoigne, parce que, en son âme et conscience, il ressent toujours le
poids énorme de la barbarie. Combien de jeunes du contingent, qui ont connu
les horreurs de la guerre d'Algérie, ont osé témoigner ? Presque pas ! Le
mal reste au fond des mémoires, plus insidieux qu'un serpent. Certains se
sont suicidés, la plupart se sont tus, renfermant à tout jamais leurs
terribles souvenirs ; ils en souffriront jusqu'à la mort.
Sous la dictée d'Albert, j'ai écrit un livre de témoignages
Il s'intitule : La Jeunesse d'Albert.
Il vient d'être édité chez LIV'EDITIONS, au Faouët. (56320) BP 15.
Site du livre :
http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=247&PHPSESSID=7ce816ce120bdae70eb81102f5d7a6a6
Sincères salutations
Marcel GOZZI