<![CDATA[France-Algérie :Amitié et Solidarité]]> http://associationfrancealgerie.dzblog.com Association Loi 1901 Développer des relations d'amitié avec l'Algérie fr Mon, 21 Jul 2008 15:00:24 GMT Mon, 21 Jul 2008 15:00:24 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Couples mixtes en danger]]> http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248855.html

 

 Il est désormais impossible aux français ou françaises d’unir leurs destins avec un étranger à l’espace européen. La répression et les lois en vigueur s’appliqueront avec dextérité pour en dissuader tous les candidats. Signez l’appel………..                  

 

 

L'appel des Amoureux au ban public

 

 

 

La liberté d’aimer la personne de son choix est

plus que jamais en péril

 

 

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.


Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale.


 

 

>> Signez l'appel <<

 

Premières organisations signataires : La Cimade , Emmaus, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature ,..

 

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Mon, 21 Jul 2008 15:00:24 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248855.html
Parc naturel du Djurdjura http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248782.html

                 

Parc national du Djurdjura :

Réserve de la biosphère mondiale

Choisie pour sa beauté exceptionnelle, son intérêt scientifique, le parc national du Djurdjura est érigé en réserve de la biosphère par l’Unesco depuis 1997. Le parc a été créé pour la première fois en 1925 par le gouverneur d’Algérie. Sa création avait pour mission essentielle la protection des espèces animales et végétales que renferme ce territoire. Après l’indépendance, le cadre institutionnel du parc a été réhabilité le 23 juillet 1983, par un décret présidentiel.

Située dans la région tellienne centrale, à 40 Km au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou et à 30Km au nord du chef-lieu de la wilaya de Bouira, cette réserve naturelle d’une superficie de 18 550 ha, se distingue par ses paysages diversifiés. Ainsi, son territoire abrite des habitats forestiers qui s’étalent sur une superficie d’environ 3469 ha, dont les essences dominantes sont le cèdre, le chêne vert et le pin noir. Il est composé de peuplements des quatre forêts dominantes : Boudjurdjura et Aït Ouabane sur le versant nord, Oued Sahel et Azrou sur le versant sud. Comme il compte aussi des pelouses totalisant une superficie de 8300 ha. Ces dernières contiennent une végétation particulière en relation avec les conditions d’altitude. Elles constituent des terrains de gagnage et de nourrissage de la faune sauvage notamment les rapaces. A ces deux ensembles s’ajoutent les falaises et les escarpements rocheux regroupés essentiellement dans trois ensembles physionomiques ; le Haïzer, l’Akouker et Lalla Khedidja avec son pic culminant d’une altitude de 2308 m. Ils se manifestent par plusieurs sous unités tels que les barres rocheuses, Azrou Mendes, le belvédère d’Akhardous, Taltat, Azrou N’Tirourda et Azrou N’Thor etc. Les grottes et les gouffres font partie aussi du relief qui compose cette zone montagneuse. Parmi ces grottes, on trouve la grotte du macchabée, profonde de 275m, elle doit son nom à l’existence d’un cadavre momifié depuis sept siècles ainsi que la grotte de l’ours, située à l’Akouker. Celle-ci doit également son nom à l’existence d’un crâne d’ours trouvé à cet endroit. Elle renferme aussi des dents, des ossements et des squelettes divers (singes et animaux domestiques). Une troisième grotte d’une profondeur de 230m, est située dans le versant sud de Ras Timedouine à 2000m d’altitude, la grotte de glace constitue une glacière souterraine et abrite de nombreux coléoptères. Le territoire comporte le plus grand gouffre d’Afrique nommé gouffre du léopard, situé à l’Akouker avec une profondeur de 1115m. La région est connue, également, pour sa richesse hydrique. Les cours d’eau prennent deux voies de migration gravitaire ; des écoulements de surface dont 8 oueds permanents et des écoulements souterrains qui donnent naissance à plus de 300 sources de résurgence. Situé à 1700 m d’altitude, le lac Goulmim est le seul dans cet étage en Algérie. En raison de sa situation géographique (chaîne de montagnes allongées d’est en ouest), son climat est humide à variante fraîche dont la pluviométrie dépasse 1500mm / an. De décembre à avril, la neige peut atteindre 2 m d’épaisseur sur les sommets. La flore est représentée dans le Djurdjura par près de 1100 espèces, soit 1/3 de la flore algérienne dont 33 espèces protégées, soit 14,60% des espèces protégées en Algérie.

Le parc renferme environ 140 espèces qui sont rares ou menacées et 111 espèces médicinales. A celles-ci s’ajoutent 90 espèces de champignons et 52 espèces de lichens. Outre la couverture végétale diversifiée, le parc protège 30 espèces de mammifères, dont une espèce probable (le serval), une espèce rarissime (le lynx caracal), une espèce rare (l’hyène rayée) et une espèce assez rare (le chat sauvage). On trouve aussi, dans le Djurdjura, 121 espèces d’oiseaux. Quant aux reptiles, on a recensé 17 espèces : le scinque ocellé, la tortue grecque, le lézard vert européen et la vipère aspic. Par ailleurs, l’existence à l’intérieur du parc, des lieux de culte tels que Thamgout N’haïzer, Thamguiguelt et Lalla Khedidja, témoignent de la survivance des pratiques ancestrales. Ce territoire compte aussi les traces d’un passé récent, à savoir la stèle de Si Lahlou (lieutenant de la guerre de libération) à Tikjda et la stèle érigée à la mémoire du colonel Amirouche. Ainsi, le Djurdjura recèle des sites naturels d’une splendeur remarquable et des sites historiques d’une valeur incontestable. C’est pourquoi, le respect d’un équilibre naturel et socioculturel s’impose, actuellement en favorisant l’interdépendance entre le tourisme, la culture et l’environnement.

Par Djedjiga Rahmani  El watan du 19.07

 

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Sun, 20 Jul 2008 16:53:08 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248782.html
Au revoir MINA http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248356.html

Elle est partie celle qui fut, je pense, de tous les combats. Il était rare de ne pas la rencontrer lors de grands événements avec son franc parler mais le cœur sur la main. Nacima Chabani d’El Watan  parle d'une pionnière de la presse algérienne qui s’en va, nous dirons pour notre part, une pionnère de la presse libre algérienne  est partie mais elle restera toujours présente dans nos esprits ; Au revoir Mina………

Décès de notre consœur Yamina Zerrouk

Une pionnière de la presse algérienne s’en va

Mina, comme aimaient l’appeler ses amis, était un visage familier de la radio algérienne et de la maison de la presse Tahar Djaout d’Alger.

Généreuse, affable et souriante, Mina – qui avait une prédilection pour la couleur mauve – se montrait toujours disponible pour prodiguer ses précieux conseils en matière de liberté de la presse et pour la cause des femmes algériennes. La plupart de ses amis avaient du mal hier à accepter sa mort et à parler d’elle au passé. Les yeux larmoyants et la voix nouée par la douleur, son amie et associée Nefissa Lahrache avait du mal à évoquer la défunte. « Mina était une battante. Pas plus tard qu’il y a trois jours, je l’ai eu au téléphone. Nous avons pu discuter, mais je sentais qu’elle était fatiguée. Elle avait un esprit d’équipe formidable. Nous avons créé Ounoutha ensemble. Sa disparition est une grosse perte pour l’Algérie. Elle laisse derrière elle des souvenirs et des images denses. Grâce à ses compétences, elle a su surmonter les défis et surtout s’imposer », confie-t-elle. Pour Kader Boukennat, ancien animateur à la Chaîne III : « Avec la disparition de Mina, c’est un pan de notre vie qui s’en va. C’est elle qui m’a formée dans les années 1980. Elle m’a mis les pieds à l’étrier. C’était notre lumière journalistique. Elle était à contre-courant de ce qui se passait dans le monde. C’était une combattante. Elle avait une singularité propre à elle. Elle voulait que chaque individu prenne conscience de sa propre analyse. Mina sera toujours dans nos mémoires. Nous nous devons d’entretenir son souvenir. »

Licenciée en sciences journalistiques et d’information à Alger en 1976, Mina est également détentrice d’un magistère en relations internationales. Elle intègre la radio d’expression française la Chaîne III de 1974 à 1989, en qualité de journaliste spécialisée en économie et en politique. A l’ouverture du champ audiovisuel en 1991, elle a créé avec une équipe réduite, un magazine féminin, Ounoutha, où elle occupera le poste de directrice de la publication francophone. Un magazine qui subira les affres néfastes du marché publicitaire. Après avoir assuré des sorties mensuelles, la revue est réduite aujourd’hui à des publications occasionnelles. En 1994, Mina décide de revenir à ses premières amours. Elle est coproductrice de l’émission féminine « Paroles de femmes ». De 1995 à 1997, elle sera productrice d’une émission économique appelée « Ouverture », consacrée à l’investissement en Algérie. De 1995 à 2003, elle est nommée en qualité de directrice administration à la revue Ounoutha. De 2003 à 2005, elle est coordinatrice du projet ONG. Mina était réputée pour ses activités sociales. Preuve en est, sa nomination en qualité de fondatrice et secrétaire générale de l’association Femmes en communication, créée en 1995. Une association qui œuvre à établir des réseaux de communication entre les femmes, transmettre la parole des femmes et faire la promotion de l’expression féminine sous toutes ses formes.

Elle était également coordinatrice de projet en matière de développement de la communication au sein de l’association Femmes en communication. La défunte s’est distinguée en participant activement dans de nombreuses rencontres sur les droits des femmes en Algérie et à l’étranger dont la conférence internationale de Beijing de 1995. Elle a aussi participé à des séminaires concernant les médias et rédigé un état des lieux de la presse écrite algérienne durant la décennie 1990. Dernière activité dans ce domaine : membre de l’atelier Femme des médias lors de la conférence sur le rôle et la place des médias dans la société mondiale de l’information (conférence préparatoire au prochain sommet sur la SMI de Tunis). Elle a initié plusieurs actions de formation pour le développement des compétences techniques des adhérentes de FEC et de celles d’associations partenaires. L’objectif étant de produire et d’aider à produire des contenus d’information sur la revendication égalitaire et de les disséminer par le biais d’internet pour qu’ils soient générateurs de réflexions d’action ainsi que d’éléments de plaidoyer. Il est à noter que le dernier projet, initié par la défunte, est le lancement, depuis deux mois, d’un projet web Radio. Repose en paix, chère Mina... nous garderons de toi l’image d’une femme exceptionnelle aux qualités humaines et professionnelles incommensurables.

 

Par Nacima Chabani

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Tue, 15 Jul 2008 12:05:10 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248356.html
Sommet pour L'UPM http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248226.html

L'UPM et nos harragas (clandestins)

Par Ali Bensaâd

Qui, en Méditerranée, et plus encore sur sa rive sud, pourrait ne pas souhaiter un rapprochement entre ses deux rives ? L'arrimage de celles-ci pourrait devenir l'événement le plus important depuis les indépendances.

Mais l'Union pour la Méditerranée (UPM) risque de reproduire la déception de Barcelone en la creusant. Au-delà du flou qui continue à entourer le projet, il reste marqué du péché originel du lieu de son annonce : le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, le 7 février 2007. Ce discours, matrice du projet, est aussi le plus musclé du candidat à destination de la frange la plus extrémiste de son électorat. Il a balisé l'annonce du projet par des déclarations hantées par l'obsession de contenir le Sud plutôt que s'ouvrir à lui.

C'est dans ce discours qu'il a développé une réhabilitation de la colonisation qui ne "ne fut pas tant un rêve de conquête qu'un rêve de civilisation". Comment envisager des rapports apaisés avec la rive sud dont quasiment tous les pays ont été colonisés et le plus souvent par la France ? C'est dans le même discours qu'allant à l'encontre des décisions de l'Union européenne, il a fermé les portes de cette dernière à la Turquie pour lui offrir l'adhésion à l'UPM comme un succédané à son exclusion. Comment ne pas en conclure que la conception de la Méditerranée est celle d'une banlieue de l'Europe dont la gestion est livrée à un partenariat inégal, que cette union ne peut être qu'un sous-produit du projet européen et que les frontières de l'Europe se définissent de plus en plus sur une base confessionnelle qui ne peut que raviver les crispations en Méditerranée ?

Mais c'est surtout dans ce discours que l'inversion des priorités, par rapport aux déclarations d'intention de Barcelone, a été opérée : la question migratoire devenait première et se substituait au développement alors que la question de la convergence sur les droits humains était complètement évacuée, marquant un recul grave par rapport au processus de Barcelone que le projet se proposait pourtant de dépasser.

L'intérêt de ce processus était d'avoir fait le lien entre développement économique, lutte contre la pauvreté et sécurité de l'Europe, reprenant une vieille revendication des pays du Sud selon laquelle il n'y a pas de sécurité sans développement. Son échec tient à ce qu'il ne s'est pas donné les moyens de cette ambition, ce qui explique l'insuccès de tout le processus et l'amertume des pays du Sud : l'UE y a investi 30 fois moins par tête d'habitant que dans les pays de l'est de l'Europe.

Et malgré le consensus sur le constat de l'importance de ce décalage et de ses effets négatifs, il se perpétue : tous les pays méditerranéens réunis vont recevoir, dans les cinq ans qui viennent, 6 fois moins que la seule Pologne (60 milliards d'euros contre 11 dont la moitié sous forme de dettes). Cette situation n'est pas seulement préjudiciable à la rive sud. Elle l'est tout autant pour l'Europe. C'est aussi la région qui connaît, et de loin, le plus bas niveau d'intégration. Alors que l'Europe échange et investit peu dans ses périphéries sud, où la part de ses investissements directs à l'étranger est inférieure à 1 %, les Etats-Unis en consacrent à l'Amérique latine 18 % et le Japon consacre le même taux à ses "périphéries" (Chine et "dragons" du Sud-Est asiatique) où il a relocalisé son appareil de production. Résultat, la Méditerranée est la région où les écarts entre le Nord et le Sud sont les plus importants, mais c'est aussi la seule région où ces écarts s'accroissent.

C'est là que se situe la seule et véritable opposition entre les deux rives et non pas dans une prétendue fracture culturelle que d'aucuns voudraient essentialiser et "naturaliser". Au contraire, proximité géographique et historique ont produit une exceptionnelle proximité culturelle et humaine et une interpénétration entre les sociétés des deux rives d'une rare densité et plus forte qu'entre beaucoup de sociétés européennes. C'est ce tissu humain très dense que les politiques migratoires, au lieu de le valoriser, malmènent, hypothéquant le développement de chacune des deux rives.

En faisant de la question du contrôle de l'immigration le premier pilier légitimant sa nécessité, le projet d'UPM creuse encore plus le divorce consacré par le processus de Barcelone entre espace économique et espace humain et qui fut la raison première de son échec. En réduisant la thématique de la circulation aux formes contraintes aux voies irrégulières qui sont stigmatisées et criminalisées ("l'immigration clandestine"), en refusant de s'interroger sur ses ressorts et ses mobiles et en la dramatisant ("une catastrophe", ainsi que l'a qualifiée le candidat Nicolas Sarkozy dans son discours), en persistant à solliciter les pays méditerranéens comme auxiliaires de politique anti migratoire, le projet évacue la question humaine. Il la transforme en problème et élude le besoin premier, qui est de gérer la Méditerranée comme un espace humain commun comme le fut l'Europe.

Or la fuite en avant dans une fermeture toujours plus grande des frontières continue à accentuer ses effets pervers. Elle a transformé la nature des migrations, les poussant plus vers l'installation que la circulation. Elle a suscité et dopé les migrations irrégulières. Elle a repoussé les frontières migratoires et décuplé la dangerosité des itinéraires et le nombre de morts.

Mais elle a surtout ferré l'opinion publique et les politiques eux-mêmes en faisant de la question des mobilités un sujet tabou. Ce processus rend malaisée l'inversion du discours : l'immigration revient comme une nécessité dans les analyses de scientifiques et dans les propos des responsables politiques qui butent sur le conditionnement de l'opinion publique et ne parviennent pas à concevoir le phénomène migratoire autrement qu'en termes d'invasion fantasmée.

Et avant même que l'Union soit scellée, elle hérite d'un enfant illégitime : "la directive retour", rebaptisée par les opinions "directive de la honte", qui humilie citoyens et dirigeants du Sud, en criminalisant plus que jamais la mobilité des premiers et en contraignant les seconds à être les geôliers de leurs citoyens assujettis à un interdit de mobilité.

   le 12 Juillet, 2008


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Ali Bensaâd est maître de conférences à l'université de Provence, CNRS (Institut de recherche et d'étude sur le monde arabe et musulman).

Article paru dans l'édition du Monde du 11.07.08

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Sun, 13 Jul 2008 09:47:55 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248226.html
Français d'Algérie http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248077.html

Le Matin du 1 juillet, a consacré un article repris du Monde Diplomatique à la présence de nos jours de « pieds noirs » (Français d’Algérie), comme ce sujet a animé beaucoup de discussions, nous le publions.   

Ces pieds-noirs restés en Algérie...

Combien sont-ils ? Sur le million de Français que comptait l’Algérie coloniale (pour neuf millions et demi de musulmans), cent cinquante mille sont partis avant 1962 et six cent cinquante et un mille pendant l’année 1962. Que sont devenus les deux cent mille pieds-noirs encore présents en Algérie en 1963 ? « L’histoire de ceux qui sont restés n’a pas été écrite », constate l’historien Benjamin Stora. Emprisonnés dans une histoire officielle dictée par le Front de libération nationale (FLN), les historiens algériens n’ont jamais osé s’intéresser à cette question. « Après 1962, il n’y a plus eu de nouvelles vagues de départs, mais un flux continu vers la France », soutient Bruno Etienne, lui-même présent en Algérie en tant que coopérant « pied-rouge (1) » entre 1963 et 1974. Des gens dont toute la famille et les amis étaient partis, et qui se sont sentis trop seuls. D’autres qui, ayant perdu leur clientèle, n’ont jamais réussi à relancer leurs affaires. Des vieux, aussi, dont les enfants vivaient en France, et qui, passé un certain âge, avaient du mal à s’en sortir seuls. « Dans les années 1980, le consulat incitait fortement toutes les personnes âgées à partir finir leurs jours en France dans des maisons de retraite », se souvient M. Roby Blois, ancien conseiller aux affaires sociales de l’ambassade de France en Algérie de 1984 à 1992. « Pourtant, j’ai connu tant de vieilles dames choyées par leurs voisins arabes comme jamais elles ne l’auraient été en France ! » Et puis, il y a tous ceux qui sont morts de vieillesse.

Selon la chercheuse Hélène Bracco, ils étaient encore trente mille en 1993. Puis la guerre civile larvée de la « décennie noire » a fait fuir un grand nombre de ceux qui étaient devenus des « Algériens d’origine européenne », particulièrement visés par les menaces des islamistes — sans qu’aucun n’ait cependant été tué (2). Aujourd’hui, les chiffres, difficiles à établir, diffèrent d’une source à l’autre. Ils seraient « autour de quatre mille cinq cents » selon M. Guy Bonifacio, président de l’Association des Français de l’étranger (ADFE) d’Oran, mais seulement trois cents selon M. Francis Heude, le consul français à Alger.

Pierre Daum (Le Monde Diplomatique)

(1) Le mot « pieds-rouges » désigne les Français de France, politiquement très à gauche (« rouges »), engagés en faveur de l’Algérie algérienne, et venus en 1962 aider le nouvel Etat à se construire.

(2) Aucun des sept moines de Tibhirine enlevés par les islamistes dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 puis assassinés n’était pied-noir. Tous étaient arrivés en Algérie dans les années 1970 et 1980.

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Fri, 11 Jul 2008 12:33:11 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-248077.html
Sans commentaires http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247593.html

   

     Hommage à Mohammed BOUDIAF

Il dormait dans la vallée
Des Justes
Lorsqu'ils sont venus
Fracturer
Son silence,
ses prières et ses rêves …


Il voulait la lumière
La transparence
La délivrance
Et l'âpre vérité…

Et cela,
Eux
Ne pouvaient l'accepter.



Il voulait la rupture
Avec les corrompus
Les avides sangsues
Les mangeoires
Sans retenue
Et cela,
Eux
Ne pouvaient l'avaler.


Il voulait à son peuple rendre
Les paroles profondes
D'un élan solidaire
Et lui ouvrir les portes
D'une histoire détournée
De mémoires bâillonnées
De projets remisés.



Il voulait,
Son peuple rassembler
L'Algérie avant tout
Disait-il
Et de cela,
Eux
Ne voulaient
En entendre parler.

A tous nos jeunes
Il voulait rendre
Le rêve obstiné
D'un Novembre dévoyé
De tamazight obstiné
Comme paroles d'aurore.


A nos femmes piétinées
L'égal partage
Des bonheurs de la vie
Et des droits assumés
Tout en marchant à l'amble
Au cœur des libertés.


A nos enfants
La tendresse d'un sourire
Inventant l'avenir
Un soir
de lune rousse
Comme les rêves leur poussent
D'inventer
tout un monde de rires…

Et de tout cela,
Eux
Ne voulaient
En entendre parler.


Il voulait
La lumière
La transparence
Et l'âpre vérité
Des ruptures fécondes…

Eux,
Cette lumière
Les aveuglait…

… Alors,
Froidement…
Ils l'ont assassiné.

Si Mohamed Baghdadi
         28.06.08

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Mon, 07 Jul 2008 10:35:20 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247593.html
Fin du colonialisme en Algérie (Suite et fin) http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247492.html

La ZAA rallumée, avait la double mission politique et militaire d’accompagner les Algériens jusqu’à l’indépendance. Il ne s’agissait pas d’un dispositif de combat ainsi que Benyoucef Ben Khedda définissait la première Zone autonome décidée par le Congrès de la Soummam qui avait mené, sous la conduite de Yacef Saâdi, « La Bataille d’Alger ». Sa résurrection visait grâce à une poignée d’officiers de terrain, tous issus de l’ALN, à organiser les populations pour qu’elles se prennent en charge, afin d’administrer leur vie quotidienne. Gérer la capitale, assurer les approvisionnements en denrées alimentaires, dispenser soins, médication, porter secours, maintenir l’ordre, garantir la protection. Il fallait également dissuader, par la riposte ferme, les commandos fascistes déterminés à appliquer la politique de la terre brûlée en espérant en leur for intérieur un soulèvement des Algériens qui ferait capoter les fragiles accords d’Evian et fournirait un prétexte à une intervention militaire massive. Massacrant sans distinction y compris des Européens, en Algérie et en France, semant la confusion dans les esprits, l’OAS a achevé de diviser irrémédiablement l’Algérie en communautés distinctes, séparation largement entamée par la violence de la guerre. Cette organisation de jusqu’au-boutistes a fait aux Européens dont elle réclamait la représentativité, qu’il s’agissait d’une fièvre coutumière et que « le temps béni de l’Algérie coloniale » n’était pas mort, mais qu’il fallait juste en faire payer le prix aux empêcheurs de coloniser en rond. Comme en 1945, comme avant quoi ! Trop tard, dès les premiers jours d’avril, un des plus remarquables exodes du vingtième siècle commençait à partir des rivages d’Algérie.

L’arrestation du général Salan, portant une moustache de théâtre et les cheveux teints, le 20 avril 1962, au cinquième étage du 23 rue Desfontaines à Alger, sur renseignements fournis à l’administration française par la ZAA, qui les tenait d’une femme de ménage membre de ses réseaux de renseignements, va décupler la férocité et la terreur. Réfugiés dans les quartiers populaires où elles se sont regroupées, et où elles ont organisé leur autodéfense sous le conduite des fidayîn de la ZAA, les Algériens demeuraient néanmoins individuellement vulnérables. C’est ainsi que les tueurs des commandos Delta s’en sont pris aux femmes de ménage, aux pompistes, etc., c’est-à-dire qu’ils ont frappé sur les lieux du travail. Le 2 mai au matin, à l’heure à laquelle les dockers se pressent devant les grilles du port dans l’espoir de décrocher un jeton qui leur fournira une paie journalière, un camion bourré de ferraille explose dans un bruit d’enfer et foudroie 70 malheureux dont le seul crime était d’avoir un impérieux besoin de travailler. Ecœurés et excédés par tant d’horreur accumulée, les Algériens des quartiers de La Casbah, du Climat de France résolus à en découdre ont voulu déferler sur les quartiers européens. Le pire fut évité par les cadres de la ZAA qui ont contenu la colère du peuple d’Alger et désamorcé son désir de vengeance. Le 14 mai, avec l’énergique riposte des fidayîn de la ZAA, la peur change de camp. « L’action ne dure pas plus de dix minutes. A bord de chacune des voitures de la Zone, sont montés trois fidayîn. L’un lance six grenades ; les deux autres armés de pistolets mitrailleurs, rafalent les cibles. Bilan officiel de la délégation générale : dix-sept membres influents de l’OAS tués et trente-cinq blessés, dans les repaires où ils se croyaient à l’abri. On peut multiplier par trois ce chiffre…

Les pieds-noirs sont sidérés de constater l’incapacité des chefs de l’OAS à protéger leurs propres postes de commandement ». Au regard de tout ce qui précède, on a du mal à comprendre ce curieux épisode que constituaient ce qu’on désignait par « accords FLN-OAS ». C’est le président de l’Exécutif provisoire Abderrahmane Farès, qui « redoutait, écrit-il, un affrontement sanglant entre les populations » (quelle neutralité !). C’est donc lui qui a pris l’initiative d’entrer en contact avec le chef des réseaux terroristes Jean-Jacques Susini. Ainsi, l’a-t-il rencontré et a engagé avec lui d’étranges négociations sur des chapitres déjà réglés par les accords d’Evian. Que pouvait donc offrir M. Farès aux assassins ou inversement ? La rumeur, entretenue par les ultras disait qu’ils avaient placé Alger sur un véritable volcan qui peut entrer en éruption au moment choisi par eux, ce que dément énergiquement le commandant Azeddine (voir entretien). Mais, par-delà le mystère qui entoure cette incompréhensible incohérence, on ne peut partager le sentiment de Farès lorsqu’il écrit de Jean Jacques Susini : « Je le sais intelligent et passionné », et lorsqu’il évoque « l’éloquence passionnée » de ce salaud, laquais de la mort.

On ne peut dire à ce monstre sur deux pattes qui a inspiré l’extermination de tant de personnes : « Vous êtes nationalistes algériens à votre manière ». 2200 vies ont été arrachées, chiffre officiel communiqué par l’administration française encore en place entre le 19 mars et la veille de l’indépendance. 2200 morts en moins de trois mois ! 25 morts par jour ; un mort par heure ! Avec des pics de 100 par jour. Et Dieu sait que les chiffres qui ont été communiqués à l’époque étaient loin de traduire la réalité. On ne peut servir du « Mon colonel » à quelque macabre tâcheron comme Gardes. Mais le plus écœurant dans toute cette tragédie, c’est que de l’autre côté de la Méditerranée tous ces terrifiants personnages ont été élevés au rang de héros. Chacun y a sa placette, son square, sa rue, son jardin, dans des villes, des villages, comme un pied de nez à l’histoire.

Amazitb1@yahoo.fr

Sources. — Saâd Dahlab. Pour l’indépendance de l’Algérie. Mission accomplie. Editions Dahlab. Alger - 1990. —Cdt. Azzedine. Et Alger ne brûla pas. ENAG Editions. Alger - 1997. —Remi Kauffer. OAS. Histoire d’une organisation secrète. Fayard. Paris - 1986. — Axel Nicol. La bataille de l’OAS. « Les 7 couleurs ». 1963. — Abderrahmane Farès. La cruelle vérité. Mémoires politiques. 1945-1965. Plon. Paris - 1982. — Mohamed Yousfi. L’OAS et la fin de la guerre d’Algérie. Editions ENAL. Alger - 1985.

 

Par Boukhalfa Amazit

 

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Sun, 06 Jul 2008 09:44:58 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247492.html
Fin du colonialisme en Algérie (2 éme partie) http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247412.html

Rien de plus faux !

Le FLN qui se battait depuis sept ans et trois mois ne leur enlevait pas l’Algérie. Il voulait simplement la rendre à tous les Algériens, pour peu qu’ils s’affirment en tant que tels, conformément à l’appel du 1er novembre 1954 ! Celui-ci, en effet, offrait aux Français de demeurer en Algérie et de choisir de rester Français, auquel cas ils seraient « de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur » ou d’opter « pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, [(ils)] seront considérés comme tels en droits et en devoirs ». Pour la petite histoire, la mère de Jean Jacques Susini, qui n’est du reste en rien responsable des agissements de son sectateur de fils, est restée chez elle à Alger, jusqu’en 1968 ! A notre connaissance, aucun « cannibale » n’est venu au petit matin lui proposer des petits oignons, des carottes et du persil. « Nous sommes peut-être les seuls parmi les colonisés qui voient la possibilité de vivre avec leurs anciens colonisateurs », déclarait en novembre 1961 Saâd Dahlab, alors ministre des Affaires étrangères. « Ce que nous leur demandons, poursuivait-il, c’est de ne plus se considérer comme des super citoyens. Nous sommes décidés à leur accorder tous les droits qui leur permettront de s’épanouir en Algérie, même s’ils ne veulent pas être Algériens (...) Il est inconcevable de parler de démocratie, de paix, de justice si nous avons l’intention d’opprimer une minorité qui n’est pas d’origine arabe. Nous voulons que les Français qui veulent garder leurs particularismes soient entièrement libres ». Mais voilà, « les soldats du désespoir » qui se sont autoproclamés représentants – de gré ou de force – de la communauté européenne d’Algérie, n’étaient pas partageux.

Cette « armée » des ténèbres a animé et pris une part active à la machination qui visait du 21 au 25 avril 1961, rien de moins que le renversement du gouvernement du général de Gaulle et le chambard de tout son chantier. Mais l’homme qu’ils avaient eux-mêmes porté au pinacle lors de la kermesse du 13 mai 1958, en fait un coup de force de l’armée, déguisé en « retour de l’enfant prodige », ne s’en laissa pas conter et dans une exhortation pathétique – dont il maîtrise les ficelles – il en a appelé à l’esprit patriotique du peuple de France et au caractère républicain de son armée pour « barrer la route » aux factieux « avant de les réduire ». Aussitôt l’échec de la mutinerie consommé, la bête s’est tapie, attendant une heure plus propice. Elle ne restera pas longtemps en immersion. Son délire meurtrier va se déchaîner à mesure que se dessine l’issue inéluctable du combat du peuple algérien.

L’OAS agira comme une soupape, elle régulait la colère de tous ceux qui se sont estimés floués par de Gaulle. Car, la majorité des Européens d’Algérie ne se sont jamais résolus à l’idée que c’est la guerre qui a été faite au colonialisme qui a fini par triompher du système inique et saper les bases de la domination. Ceux que l’on appelait les pieds-noirs, se sont persuadés avec, bien sûr, un coup de pouce de l’appareil idéologique gaulliste, que c’est le chevaleresque et munificent « général président » qui, dans un irréfrénable élan de bonté à l’endroit des Algériens, leur a fait don d’une colonie, trahissant ainsi les Européens qui avaient placé en lui une confiance infinie. Dans leur aveuglement égocentrique et leur refus de tout dialogue avec les Algériens, depuis que leurs aïeux ont foulé la plage de Sidi Fredj, 132 années avant, ils se sont interdits de regarder en face le peuple réel de ce pays, de s’asseoir, comme on dit, vison visu et parler.

Le jaillissement tragique et brutal de ce troisième acteur qu’était l’OAS au sein d’un conflit saisissant d’horreur, en a troublé plus d’un et tout portait à croire que si cette chose n’était pas la création du gouvernement français, celui-ci ne manquait pas de s’en servir. « Je crois que de Gaulle se sert de l’OAS comme d’un instrument de pression contre nous », déclarait Saâd Dahlab à un journaliste italien de l’Unita. Pour le commandant Azeddine, qui a mené le combat pied à pied contre cette organisation à Alger, « l’OAS a été suscitée, aidée et protégée par de hauts personnages de l’Etat. Nourrie des diatribes de Debré dans Le courrier de la colère, tenue en laisse par le pouvoir gaulliste comme une force parallèle de maintien de l’ordre… » C’est dire si les reîtres qui mettaient à feu et à sang le pays, particulièrement Alger et Oran, où la population d’origine européenne était majoritaire, bénéficiaient de la longanimité des autorités tant ici qu’à Paris. Après la promulgation des accords de cessez-le feu, l’histoire va s’accélérer et gagner en tragédie.

La cessation des combats qui venait d’être proclamée par le GPRA et le gouvernement français sur l’ensemble du territoire algérien, et qui sanctionnait de longues et âpres négociations ne réglait pas un méchant démêlé entre voisins, mais il mettait un terme, du moins le croyait-on, à la guerre de décolonisation la plus violente du XXe siècle. De sa férocité sans pareille, a giclé la monstruosité dont on ne mesurera jamais assez la bestialité, tant fut intense et glacial son acharnement assassin, obscure et glauque son inhumanité. Devant cette fureur sanguinaire, pressentant sans doute l’approfondissement inévitable du drame, le GPRA avait dépêché, secrètement, du moins à l’insu de l’autorité coloniale, dès les dernières semaines de l’année 1961, une avant-garde de cadres de l’ALN. Des hommes aguerris, placés sous la direction du commandant Azeddine, ancien chef du prestigieux commando Ali Khodja (wilaya IV - zone 1), membre du CNRA et de l’état-major général. Ils se sont appliqués à organiser le combat contre cette conspiration génocidaire, calquée sur les pires organisations nazies que l’humanité, dont des milliers d’Algériens, avait eu à combattre durant la Seconde Guerre mondiale.

La réactivation de la zone autonome d’Alger (ZAA) s’est avérée une heureuse résolution. L’OAS existait, elle activait depuis plusieurs mois, puisqu’il sera dénombré 5682 attentats, tous attribués à cette organisation, entre le 1er mai 1961 et le 31 janvier 1962 ! Ils auront coûté la vie à des centaines d’innocents et blessé des milliers de personnes et ceci avant la proclamation des accords d’Evian. Ces derniers n’avaient rien prévu concernant l’OAS. Aucun dispositif de lutte contre ces extrémistes n’avait été imaginé. Trois mois séparaient le cessez-le-feu du référendum. Qui allait protéger les populations civiles de la furie destructrice ? La force locale ? Inefficace, elle était cantonnée à Rocher Noir (Boumerdès). La police, la gendarmerie, l’armée françaises ? Tous ces corps étaient gangrenés. Les « barbouzes » ? Ils protégeaient les intérêts politiques de l’Elysée. Leur envoi, écrit Si Azeddine, « correspond à un triple objectif : écraser un mouvement séditieux qui ose braver les "grandeurs élyséennes" ; polariser l’attention de l’opinion publique sur la lutte menée par ces brigades anti-OAS et par là même classant au second plan la lutte du peuple algérien sous la houlette du FLN ; faire valoir l’idée que l’indépendance serait accordée par le gaullisme après l’écrasement de l’OAS, gaullisme qui, se posant ainsi en sauveur, jettera les bases d’une politique néo-colonialiste. C’est encore une fois le paternalisme de la carotte et du bâton ».

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Sat, 05 Jul 2008 13:51:37 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247412.html
Fin du colonialisme en Algérie (1ére partie) http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247281.html

A la veille du 5 juillet, anniversaire du recouvrement de l’indépendance de l’Algérie, nous reprenons un article d’El Watan du 3 juillet et qui apporte une version du départ des européens d’Algérie.

Les deniers jours du colonialisme français en Algérie

L’OAS, le côté obscur d’une armée en déroute

Insidieusement, tel le sable poudreux et sournois charrié par un puissant simoun, l’idée que c’est le FLN qui a chassé les Européens d’Algérie s’est insinuée partout, et s’est installée à perpétuelle demeure dans les esprits, portée par des ouvrages souvent présumés « sérieux », écrits par des historiens putatifs, « crédibles », pour ne pas dire « auteurs impartiaux », qui ont, jusqu’ici, abordé la question, s’il en est d’« absolument objectifs » et de « totalement désintéressés ».

 

Un peu comme le mythe grotesque du massacre de 150 000 harkis au lendemain de l’indépendance. C’est, autrement dit, la fameuse parabole du « mensonge mille fois répété » qui devient une vérité. Pourtant, dans le souvenir des uns comme des autres – les uns étant forcément les Algériens – il ne fait pas de doute que ce terrifiant slogan « la valise ou le cercueil », est né de l’esprit démentiel des sicaires regroupés au sein de l’OAS par le général Raoul Salan, sinistre birbe, criminel, assisté de condottieres glanés ici et là dans la souille du colonialisme crépusculaire. Château-Jobert, Degueldre, Demarquez, Gardes, Godart, Lagaillarde, Pérez, Susini, Ronda, Vaudrey et des centaines d’autres assassins patentés, jouissant de complicités au sein de l’administration, des services spéciaux, de l’armée, de la police, de la gendarmerie, par eux équipés, ont déchaîné leurs milices contre les populations civiles, bien avant le 19 mars et l’entrée en application des accords d’Evian. L’OAS, créature de la haine, est une abomination extrême, droit sortie du ventre de la guerre.

Seule, elle est apte à enfanter une telle répugnance. On date souvent, et à tort, la naissance de cette entreprise diabolique à la période qui a succédé à la tentative du putsch avorté d’avril 1961, fomentée par « un quarteron de généraux en retraite » : Challe, Jouhaud, Salan, Zeller, pour ne pas les nommer. En réalité, l’OAS est née avant le désastreux pronunciamiento. Les exécuteurs des « commandos delta » n’étaient que les effroyables donataires de leurs aînés comme la main rouge, le comité des quarante, les groupes du club Charles Martel, etc. Dès le mois de janvier 1961, les nervis les plus politisés, cornaqués par le général Raoul Salan, 62 ans, flanqué de quelques affidés comme Jean-Jacques Susini ou Pierre Lagaillarde, lesquels se sont distingués durant tout le conflit par leur activisme et leur cruauté, ont emmanché le projet. Enforcis de quelques parlementaires de l’honorable Assemblée nationale française, dans « la clandestinité » mais sous le soleil, chez Bahamonde Franco, caudillo de la très catholique Espagne, qui leur a offert l’hospitalité, ils avaient pactisé au bas de ce qu’ils ont appelé « les accords de Madrid ». La presse de l’époque ne s’en était pas fait l’écho.

Est-ce parce que le secret était hermétiquement scellé, ou alors les conciliabules ibériques d’un général pensionné, aigri et d’un tout-fou comme le député Pierre Poujade, géniteur politique du tortionnaire Jean-Marie Le Pen, ne méritaient pas une brève, pas même au bas d’une page de gauche ? Si cette dernière hypothèse a prévalu, on en mesurera après coup l’étendue de l’erreur car, de ces escapades madrilènes serait née la noire monstruosité qui ne s’appelait pas encore l’Organisation armée secrète (OAS). Cependant, le 15 janvier 1961, un porte-parole de Joseph Ortiz, cafetier de son état, poujadiste de religion, impliqué, Ô paradoxe ! dans l’attentat au bazooka du 16 janvier 1957 qui visait le général… Salan, alors commandant de la 10e région militaire, annonçait la création d’un « Gouvernement provisoire de l’Algérie française ». Le 4 mars, un premier tract distribué à Alger, révélait la naissance d’une « armée secrète ». Deux jours après, apparaissaient sur les murs de la ville blanche, les trois sinistres lettres : O - A - S. Le 9 mars, un autre tract annonçait urbi et orbi que « l’union sacrée » était réalisée, le document donnait même la composition de l’organisation.

Parallèlement, le verdict de clémence prononcé en mars 1961 en faveur des insurgés de la semaine des barricades de janvier et février 1960, a enhardi les candidats à l’aventure hystérique. Le procès jugeait les émeutiers anti-gaullistes favorables au général Massu. Ce dernier, paladin hiératique du petit peuple de Bab el Oued, nimbé de ses succès contre les réseaux du FLN à Alger, durant et après la grève des huit jours, (janvier à octobre 1957), venait d’être précipité dans la disgrâce et muté outre-Rhin par de Gaulle pour propos « séditieux » critiquant en termes peu civils, dans le creux de l’oreille d’un journaliste… allemand de surcroît, la politique algérienne du chef de l’Etat. Malgré les 22 morts et la cinquantaine de blessés du 24 janvier 1960, premier jour des manifestations, mais sans doute pour calmer le jeu, les magistrats ont opté pour une sentence indulgente. Cette magnanimité (dont les Algériens n’ont jamais bénéficié), n’a pas été étrangère au recrutement dans la meute, d’une flopée de cocardiers récidivistes, impunis mais vindicatifs. On a très vite et même trop vitement, qualifié les membres de ces phalanges de « soldats du désespoir », pour ainsi en justifier la violence. Ce sont des « soldats perdus », les « victimisait »-on, comme pour les absoudre de leurs actes de desperados. « C’est plus fort qu’eux, ils perdent leur pays ! »

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Fri, 04 Jul 2008 09:22:39 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-247281.html
Union Maghrébine en action. http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-246916.html Quand l’Union Maghrébine fonctionne bien pour la répression, pour le reste ça grince………….

L’Observatoire de la FIDH a été informé par le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT) des nouveaux actes de harcèlement et du refoulement de Mme Sihem Bensedrine, porte-parole du CNLT et secrétaire générale de l’Observatoire pour la liberté de presse, de création et de création (OLPEC), ainsi que de M. Omar Mestiri, directeur de la rédaction du journal Kalima.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Tunisie.

Description des faits :

Selon les informations reçues, le 18 juin 2008, Mme Sihem Bensedrine et M. Omar Mestiri, son mari, ont été refoulés par la police des frontières algérienne alors qu’ils franchissaient le poste frontalier de Oum Tboul à proximité de Tabarka (nord-ouest de la Tunisie), pour une visite privée en Algérie.

Mme Bensedrine et M. Mestiri ont été retenus durant plus de deux heures et demi et se sont finalement vus notifier cette mesure de refoulement, sans qu’aucune explication sur la raison qui a motivé ce refoulement ne leur ait été fournie.

Sur leur route vers l’Algérie, Mme Bensedrine et M. Mestiri ont constaté une surveillance policière ainsi qu’une présence de la police politique tunisienne inaccoutumée au poste frontière côté tunisien. Cette surveillance s’est également poursuivie sur le chemin du retour. Ils ont également noté des échanges téléphoniques entre les deux polices alors qu’ils attendaient au poste frontière.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation eu égard à ces actes de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri, et considère qu’ils visent uniquement à sanctionner leurs activités en faveur des droits de l’Homme.

L’Observatoire déplore plus généralement la violence croissante avec laquelle les autorités tunisiennes répriment toute personne qui promeut et défend les droits de l’Homme, et rappelle que conformément à l’article 1 de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”.

L’Observatoire vous prie de bien vouloir écrire aux autorités tunisiennes en leur demandant de :

I. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri ;

II. Veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme de menaces et de harcèlement à l’encontre de Mme Sihem Bensedrine et de M. Omar Mestiri et de tous les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens ;

III. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son article 1 susmentionné, son article 6(b), selon lequel “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, conformément aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme et autres instruments internationaux applicables, de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances sur tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”, et son article 12.2 qui dispose que “l’Etat prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration” ;

IV. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie.

 

Adresses :

M. Zine el-Abidine Ben Ali, Président de la République, Palais de Carthage, 2016 Carthage, Tunisie, Fax : +216 71 744 721 ou +216 71 731 009
M. Mohamed Ghannouchi, Premier Ministre, Secrétariat Général du Gouvernement, Rue de la Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 562 378
M. Rafik Belhaj Kacem, Ministère de l’Intérieur et du Développement local, Avenue Habib Bourguiba, 1001 Tunis, Tunisie, Fax : ++ 216 71 340 888 ; Email : mint@ministeres.tn
M. Kamel Morjane, Ministère de la Défense Nationale, Avenue Bab Mnara, La Kasbah, 1008 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 561 804
M. Bechir Tekkari, Ministère de la Justice et des Droits de l’homme, 57, Boulevard Bab Benat, 1006 Tunis, Tunisie, Fax : +216 71 568 106 ; Email : mju@ministeres.tn
Ambassadeur, S.E M. Samir Labidi, Mission permanente de la Tunisie auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, 58 Rue Moillebeau, Case postale 272, 1211 Genève 19, Suisse, Fax : +41 22 734 06 63 ; Email : mission.tunisia@ties.itu.int
Ambassade de la Tunisie à Bruxelles, 278 avenue de Tervueren, 1150 Woluwe-Saint-Pierre, Belgique, Fax : + 32 2 771 94 33 ; Email : amb.detenusie@brutele.be
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Tunisie dans vos pays respectifs.

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Genève - Paris, le 20 juin 2008

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

L’Observatoire a été lauréat 1998 du prix des Droits de l’Homme de la République Française.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :

E-mail : Appeals@fidh-omct.org

Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 20 11 / 33 1 43 55 18 80

Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

 

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Sun, 29 Jun 2008 17:44:55 GMT http://associationfrancealgerie.dzblog.com/article-246916.html